Journée nationale d’action contre la loi Blanquer

Journée nationale d’action contre la loi Blanquer

Journée nationale d’action contre la loi Blanquer qui impacte dangereusement l’Ecole publique

La FCPE des Hauts-de-Seine appelle les parents d’élèves à se mobiliser et à rejoindre la manifestation parisienne unitaire

samedi 30 mars – 14h – place du Panthéon

(rendez-vous des adhérents de la FCPE 92 à 13h45 – à l’angle de la rue Clovis et de la rue Clotilde)

  • Pour la réussite scolaire de tous les élèves,
  • Pour l’épanouissement, l’acquisition de la culture, la formation civique, l’émancipation et l’égalité de tous les jeunes,
  • la FCPE 92 attend d’autres choix de la part du gouvernement.

La FCPE 92 a adressé, le 11 mars, un communiqué aux sénateurs et aux députés, pour que le service public d’éducation dispose des moyens nécessaires afin que l’Ecole soit laïque, inclusive et solidaire, pour tous.

La FCPE 92 demandait alors aux représentants de la Nation, d’infléchir les articles de la loi portant atteinte à l’Ecole publique et au parcours scolaire des jeunes.

La loi Blanquer dite « pour une école de la confiance » c’est :

  • l’instruction obligatoire à 3 ans qui aura pour principale conséquence d’obliger les mairies à participer aux frais de scolarité des élèves de maternelle des écoles privées. C’est un beau cadeau de l’Etat à l’enseignement privé. Pour rappel, cette “obligation” n’implique pas nécessairement la fréquentation de l’école, les enfants pouvant être instruits à la maison ; la scolarisation à l’école étant en revanche déjà une obligation pour la collectivité dès que la famille en fait la demande.
     
  • L’officialisation d’une école à plusieurs vitesses :
    • les établissements des savoirs fondamentaux (EPSF : Etablissements Publics des Savoirs Fondamentaux) pour les uns, motivés par des considérations managériales plus que pédagogiques : le regroupement décidé par le Préfet d’écoles et de collège d’un bassin, est-ce la fin des directeurs d’école remplacés par des principaux adjoints de collège et la fin des écoles de secteur ? Demandons des moyens plus importants pour créer un nombre de postes suffisants pour l’école !
    • la création des EPLEI (Etablissements Publics Locaux d’Enseignement International) pour les autres. A Courbevoie un groupe scolaire –école-collège-lycée- réservé aux enfants du personnel de la Banque centrale Européenne.
       
  • La généralisation des PIAL (Pôles inclusifs d’accompagnement localisés) : l’inclusion à moindre coût au détriment des besoins réels des élèves. Vers la fin des AESH individuelles (Accompagnants des Elèves en Situation de Handicap) au profit d’affectations collectives pour en réduire le nombre.
     
  • La réforme de la formation des enseignants : renoncement et précarisation. Des étudiants de licence et de master 1ère année pourront se voir confier des élèves pour 8 heures de cours par semaine — un tiers du service d’un enseignant à temps plein — dans les établissements primaires et secondaires et y effectuer des remplacements. Trois stagiaires moins bien payés, en cours de formation, remplaceraient un poste de professeur.
     
  • La composition des Conseils départementaux de l’Education nationale (CDEN) laissée au bon vouloir du ministre : la communauté éducative mise au pas, voire exclue des instances. Un changement de composition des CDEN, instance à laquelle participent les fédérations de parents d’élèves, est annoncé et ses missions seront revues.
     
  • La suppression du CNESCO (Conseil National d’Evaluation du Système scolaire) : la fin d’une évaluation indépendante. Le Ministre remplace cette structure indépendante par un Conseil d’évaluation de l’école (CEE) dépendant du ministre.

La FCPE 92 a aussi fait part de son désaccord sur la réforme du lycée qui doit être mise en place à la rentrée 2019 pour les classes de seconde et de première : inégalités entre établissement, manque de moyens et précipitation dans sa mise en œuvre. Les votes en conseils d’administration contre des DHG insuffisantes ainsi que les motions plaident pour un moratoire de la réforme. Il faut laisser le temps à la consultation de l’ensemble de la communauté éducative pour construire une réforme du lycée amitieuse pour la réussite de tous les élèves.

Face à un tel déferlement de réformes dont l’objectif semble être avant tout la recherche d’économies et la reprise en main de la communauté éducative par le ministre, la FCPE 92 appelle à participer aux mobilisations et à la manifestation en Ile-de-France ce samedi 30 mars.

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