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La communication sélective du ministère de l’Education nationale.

La communication sélective du ministère

de l’Education nationale

Le ministère de l’Education nationale vient de décider de fermer la moitié des centres de formation des psychologues scolaires. Mais, étrangement, alors que la communication « poudre aux yeux » du ministère sur l’enseignement des langues vivantes a été savamment orchestrée la semaine dernière, cette décision, prise quelques jours plus tard, a été passée sous silence… A quelques semaines d’échéances électorales majeures, la FCPE dénonce une communication sélective.

Après avoir supprimé des milliers de postes en RASED, réduit les départs en formation de ces personnels, voilà que l’on organise discrètement le tarissement des recrutements de psychologues scolaires en fermant les centres de formation d’Aix-Marseille et Lille pour ne garder que ceux de Bordeaux, Lyon et Paris. La décision a été prise au ministère, sans annonce officielle, sans concertation aucune avec les formateurs des centres supprimés, et en informant par courrier les stagiaires. La communication du ministère est sans doute prévue pour plus tard, pour constater l’extinction d’un métier faute de candidats…

Le ministère était beaucoup plus disert pour présenter ses propositions pour l’enseignement des langues vivantes, nappées de principes généreux quant à l’égalité de tous les élèves.

Mais les propositions de « globalisation » des heures d’enseignement de langues vivantes au collège n’avaient manifestement d’autre objet que de créer une polémique sur le statut des enseignants. Elles ne répondent en rien aux défis de l’enseignement des langues vivantes. Pour pouvoir améliorer le système, il faut transformer la relation pédagogique en classe et non supprimer 4 000 postes d’enseignants de langues ainsi que les itinérants qui intervenaient dans le 1er degré. Ces mesures ne sont que des cache-misères, des moyens d’organiser la pénurie. L’urgence serait peut-être plutôt de remplacer la centaine de journées d’absence non remplacées depuis septembre dernier de professeurs de langues en collège dans la seule académie de Lyon !

Derrière la communication, la politique du gouvernement en matière d’éducation ne change pas.