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Historique de la FCPE

jeudi 25 février 2016, par mikael

Historique :

1945-1948

Les APEL (Associations des parents d’élèves de l’école libre) lancent une vaste campagne en faveur de l’école privée. Elle aboutit au décret Poinso-Chapuis du 22 mai 1948. Ce décret donne à l’UNAF (Union nationale des associations familiales) « la possibilité de créer et de gérer tous services, à aider les familles éprouvant des difficultés pour l’instruction de leurs enfants ». C’est la porte ouverte au subventionnement de l’enseignement privé.

26 mars 1947

La Fédération des conseils de parents d’élèves est officiellement créée. Elle est l’héritière des « conseils de vigilance » de parents d’élèves constitués depuis la fin de 1945 à l’initiative du SNI (Syndicat national des instituteurs), le grand mouvement syndical enseignant du premier degré de l’époque, et de la Ligue de l’enseignement. Ces deux organisations parrainent la jeune Fédération et elles sont membres de droit de son conseil d’administration. Pourtant, certains enseignants craignent que les parents de la FCPE ne viennent s’immiscer dans leur travail. C’est cette hostilité qui semble expliquer la lenteur du développement de la Fédération à ses débuts. A l’origine, la Fédération n’est présente que dans l’enseignement primaire.

1951-1952

La loi Barangé (28 septembre 1951) prévoit le subventionnement de l’enseignement privé : 10% de l’allocation réservée à l’éducation pourront être versés à l’association de parents d’élèves des établissements privés alors que pour les établissements publics, cette allocation est versée à la caisse départementale scolaire gérée par le conseil général ! Face à cette loi, les parents de l’enseignement public se mobilisent et les effectifs de la Fédération connaissent une progression fulgurante : 225.000 adhérents en juillet 1951, 730.000 en mai 1952.

1951

Création de la revue Pour l’enfant vers l’homme. Durant les années soixante, le nombre d’abonnés connaît un essors important : 30.000 en 1960, 420.000 en 1970. Le tirage de la revue atteindra son maximum en 1975 avec 500.000 abonnés. Le rythme de parution varie au cours des années. D’abord trimestriel, Pour l’enfant vers l’homme passe à huit voire neuf numéros par an durant les années soixante. Le journal reviendra à une parution tous les deux mois dans les années quatre-vingts. En 1990, la revue change de nom pour devenir La Revue des Parents. La Fédération décide alors de coupler l’abonnement et l’adhésion.

1959

Le 2 octobre, La FCPE s’installe dans ses propres locaux, qui sont situés rue Villersexel, dans le 7e arrondissement de Paris. Depuis sa création, en effet, elle était hébergée dans les locaux de la Ligue de l’enseignement, rue Récamier. C’est un premier pas vers l’autonomie de la Fédération.

Le 31 décembre 1959, la loi Debré est votée. Elle crée un système de contrats pour les établissements privés. Les contrats d’association assurent la rémunération des maîtres et le fonctionnement des classes. Les contrats simples financent les rémunérations des maîtres du privé sans contrôle préalable. La loi contient donc tout ce contre quoi les laïques et la FCPE luttaient depuis la Libération.
1960

Au congrès de Limoges, la FCPE décide de s’implanter dans le secondaire en créant des conseils locaux dans les établissements du second degré et les établissements techniques.
Cette décision renforce l’implantation de la Fédération. De plus, elle la place au coeur des problèmes posés par la réforme de l’enseignement (cycle d’observation, tronc commun...).
Désormais, la FCPE va rencontrer dans les collèges et les lycées la PEEP (Association des parents d’élèves de l’enseignement public), déjà installée depuis longtemps.
Le 19 juin, à la suite d’une pétition lancée par la Fédération contre la loi Debré, 400.000 personnes se réunissent à Vincennes. Elles font le serment « de manifester en toute circonstance leur irréductible opposition à cette loi contraire à l’évolution de la nation ».

1968

Tout au long des événements de mai, la Fédération s’efforce de calmer les esprits. Le 6 mai, elle envoie un appel au gouvernement et aux étudiants pour que l’on substitue le dialogue à la violence. Le 10 mai, Jean Cornec, président de la FCPE, et Louis Desbordes, secrétaire général, rencontrent Alain Peyrefitte, ministre de l’Éducation nationale. Ils formulent des propositions précises : libération des étudiants arrêtés, recherche d’un accord avec les syndicats étudiants et enseignants. Cette tentative de dialogue échoue.

1970

La Fédération change de statut.
Les représentants du SNI et de la Ligue ne sont plus membres de droit du conseil d’administration. Ils sont simplement invités à titre consultatif. La FCPE affirme ainsi son autonomie. Les effectifs du mouvement atteignent les 1.200.000 adhérents.

1974

Au congrès de Carcassonne, en juin, la Fédération met en chantier son « projet d’école ». Les travaux dureront jusqu’en 1977. Les parents FCPE sont invités à s’interroger et à trouver des solutions sur les problèmes qu’ils rencontrent dans l’éducation de leurs enfants et à faire des propositions.

1975

Le 11 juillet 1975, vote de la réforme Haby qui institue un système à trois niveaux : primaire, premier cycle et second cycle. Elle crée le collège unique.
La même année, les conseils d’école dans les écoles primaires sont créés grâce à l’action de la FCPE. Les parents ont enfin leur place à l’école primaire.

1980

A partir de cette date, les représentants du SNI et de la Ligue ne sont plus invités systématiquement aux réunions du conseil d’administration de la FCPE.

1983-1984

Les laïques se mobilisent pour la création du grand service public d’éducation, l’une des 110 propositions de François Mitterrand lorsqu’il était candidat à la présidence de la République en 1981. A l’appel du Comité national d’action laïque (CNAL), sept manifestations sont organisées en novembre et en décembre 1983. Le 24 mai 1984, Alain Savary, ministre de l’Education nationale, présente à l’assemblée nationale un projet de loi qui jette les bases d’une unification de l’enseignement public et de l’enseignement privé. Les tenants de l’enseignement privé organisent une contre-offensive le 24 juin et rassemblent à Paris plus d’un million de personnes. Le 12 juillet, François Mitterrand annonce que le projet de loi Savary est retiré. Le 17 juillet, un nouveau gouvernement est formé. Jean-Pierre Chevènement devient ministre de l’Education nationale et l’idée d’une grande loi unifiant public et privé est abandonnée. A la FCPE, comme chez beaucoup de laïques, cette crise laisse un goût amer de défaite. Ce fut une occasion manquée.

1986

A l’automne, Alain Devaquet, ministre de l’enseignement supérieur du gouvernement Chirac, présente un projet de loi qui instaure une plus grande autonomie des universités, renforce la sélection en premier cycle et fait courir le risque d’une sélection par l’argent. Les étudiants déclenchent la grève contre ce projet de loi, les lycéens les rejoignent dans l’action. Le 4 décembre, un million de jeunes défilent à Paris. Le 6 décembre, un étudiant, Malik Oussekine, meurt frappé par les policiers. Les réactions sont vives, ce qui entraîne deux jours plus tard le retrait du projet Devaquet. Le 10 décembre, une manifestation silencieuse à la mémoire de Malik Oussekine est organisée. La FCPE a été très active aux côtés des jeunes.

1987

La Fédération adopte son « projet éducatif » au congrès de Besançon, en juin. Plus que jamais, elle affirme le rôle irremplaçable des parents dans le système éducatif. Elle rappelle également ses principales propositions pour un enseignement de qualité, la prise en compte des besoins de l’enfant, la participation des jeunes à la vie de l’établissement...

1989

Le 10 juillet, le parlement vote la loi d’orientation sur l’éducation présentée par Lionel Jospin, ministre de l’Education nationale. Cette loi marque officiellement la place des parents comme partenaires du système éducatif. La loi institue notamment les cycles pour tenir compte des rythmes de l’enfant et fixe comme objectif à la nation de conduire 80 % d’une classe d’âge au niveau du bac. La FCPE a approuvé cette loi qui, malgré quelques imperfections, reprenait bon nombre de ses propositions.

1993

Au congrès de Seignosse, la FCPE réforme ses statuts : les parents dont les enfants sont en apprentissage peuvent être membres actifs de la Fédération. Par contre, le congrès rejette à une courte majorité la possibilité pour les parents d’étudiants du premier cycle universitaire d’être membres actifs de la FCPE.

1993-1994

A la fin de l’année 1993, François Bayrou, ministre de l’Education nationale, dépose un projet de loi pour modifier la loi Falloux afin de donner aux collectivités le droit de financer les investissements, dont les locaux, de l’enseignement privé. Les forces laïques se regroupent et réunissent à Paris, le 16 janvier 1994, plus d’un million de personnes dans la rue. Devant l’ampleur du mouvement, le gouvernement recule et le projet est abandonné.

1997

Au congrès de Bobigny, la FCPE actualise son projet éducatif.

2004- 2006

Luc Ferry, ministre de l’Education nationale du gouvernement Raffarin prépare une nouvelle loi sur l’éducation ; il lance un débat national sur l’avenir de l’école impliquant tous les acteurs du système éducatif, met en place une commission chargée de rédiger la synthèse des travaux et de faire des propositions pour améliorer le système éducatif.
Le gouvernement n’a tenu aucun compte des résultats de la réflexion engagée et a fait voter la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole, dite loi Fillon, du nom du successeur de Luc Ferry. Cette loi est marquée du sceau du conservatisme et ne répond pas aux défis d’une école pour le XXI° siècle. La déception et l’amertume sont grandes chez ceux qui ont cru à la possibilité de réformer l’école. Encore une occasion manquée !

2007

A la rentrée scolaire, la FCPE lance une campagne nationale de pesée des cartables. Cette action, largement relayée par les médias, aboutira à la publication par le ministère de l’Education nationale d’une circulaire consacrée au poids des cartable reconnaissant qu’il s’agit d’une question de santé publique. Cela faisait plus de de dix ans que la FCPE dénonçait ce problème.

2008

S’appuyant sur un rapport constatant l’état déplorable des sanitaires dans les écoles et établissements scolaires, la FPCE, qui dénonçait ce problème de santé publique depuis longtemps, invite les parents à se saisir largement de ce sujet lors des conseils d’école et les conseils d’administration.
L’appel " l’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous " est lancé par 21 organisations, dont la FCPE. A l’appel de ces organisations, une manifestation réunit plus de 80 000 personnes à Paris, le 19 octobre.
A la rentrée scolaire 2008, les résultats des élections scolaires continuent de faire de la FCPE la première fédération de parents d’élèves, seule à être présente sur tout le territoire. porte de ces résultats,la FPCE lance une campagne nationale d’adhésion en novembre 2008.
Cette même année, la FCPE entame la réécriture de son projet éducatif.

2009

Malgré des attaques répétées de a part du gouvernement et la volonté de l’écarter des réformes en cours dans l’Education nationale, la FCPE s’affirme plus combative que jamais. Elle lance en février une campagne contre la semaine de quatre jours devenue la norme depuis la rentrée 2008, avec la réforme Darcos de l’enseignement primaire. C’est l’occasion pour la FCPE de réaffirmer sa très ancienne opposition à la semaine à la semaine de quatre jours, le plus mauvais rythme qui soit pour l’enfant. Cette campagne est très largement relayée par les médias.
La FCPE dénonce, principalement au sein du CNAL, toutes les attaques contre l’école publique et contre la laïcité : les aides publiques aux établissements privés n’ont jamais été aussi élevées, tandis que la loi Carle, votée en septembre 2009, oblige les communes à financer les écoles privées situées hors de leur territoire dans le cas où leurs propres administrés choisiraient d’y inscrire leurs enfants.
Au printemps, le préambule du projet éducatif réactualisé, Ambition FCPE. Des couleurs pour l’Ecole, est adopté lors du congrès de Saint-Etienne. Parallèlement, la FCPE se dote d’un plan stratégique triennal, véritable outil de structuration de l’action et de mutualisation des compétences.
Au mois de septembre, la FCPE lance l’application en ligne Ouyapacours, permettant aux parents de signaler les non remplacements d’enseignants.
En octobre, la FCPE, dans le cadre des Assisses nationales de l’éducation, est signataire de l’Appel de Rennes.
Ce même mois, le Conseil d’Etat donne raison à des parents, assistés de la FCPE du Rhône, qui contestaient le règlement municipal de la commune d’Oullins (69) interdisant l’accès à la cantine aux enfants dont les deux parents ne travaillaient pas.

2010

Grâce à l’action concertée de la FCPE et de l’UNL, les textes préparés par le ministère de l’Education nationale sur les procédures disciplinaires son amendés, avec notamment la suppression de la notion de récidive et la présence des parents dans les commissions éducatives. Ces textes restent très insatisfaisants, mais la FPCE et l’UNL ont montré qu’elles pouvaient obliger l’administration à organiser une concertation, et être force de proposition.
La FCPE s’oppose également aux évaluations de CE1 et CM2 mises en place par le ministère. Elle réclame une évaluation en début d’année à la fin de chaque cycle, et refuse catégoriquement que les résultats des évaluations servent à un quelconque classement des écoles. Le ministère faisant la sourde oreille, la FCPE appelle au blocage par les parents des évaluations nationales.
En juin, les Assises nationales de l’éducation se réunissent de nouveau à Bobigny cette fois-ci, et plus de quarante organisations, dont le FCPE, rédigent un texte intitulé Appel de Bobigny, qui réclame "un grand projet national pour l’enfance et la jeunesse".
Fin 2010, l’Appel pour l’école publique, lancé en janvier par de nombreuses organisations dont la FPCE, recueille plus de 300 000 signatures.

2011

Lancement de la pétition De l’ambition pour l’école publique, qui recueille plus de 90 000 signatures.
Le nouveau projet éducatif de la FPCE, fruit d’une écriture collective, est adopté au congrès de Nancy-Vandoeuvre.
Suite à l’action intentée par la FCPE, conjointement avec Sud Education et Sauvons l’Université, le Conseil d’Etat annule l’abrogation par le ministère de l’Education nationale, des textes qui fixaient la cahier des charges de la formation des enseignants depuis 2016, ainsi que les nouvelles modalités d’évaluation des compétences des enseignants stagiaires.

2012

La FCPE organise une grande journée d’interpellation des candidats à l’élections présidentielles afin de porter ses 12 exigences, déclinées à partir de son projet éducatif. cette journée, qui s’est tenue le 17 mars à Paris,est un succès, puisque les principaux candidats, dont le futur président élu, sont venus en personne répondre aux questions des parents d’élèves.
Au mois d’avril, la campagne Ce soir pas de devoirs, lancée en partenariat avec l’ICEM-Pédagogie Freinet, dénonce le non-respect des directives officielles qui interdissent les devoirs à la maison à l’école élémentaire. Cette campagne, largement reprise par les médias, a suscité des débats passionnés, cinquante-six ans après la circulaire interdisant les devrais à la maison.
Au mois de mai, deux ministres sont présents au congrès national des Sables-d’Olonne, Vincent Peillon et George Pau-Langevin. Les congressistes travaillent sur le contenu de la future loi d’orientation et de programmation promise à l’automne 2012 par le ministre.

Liste des présidents de la FCPE

Au cours de son histoire, la FCPE a eu successivement une dizinaine de présidents :

  1. CHAUVET André 1947-1949
  2. LABRUSSE Roger 1949-1954
  3. MALBOS Maurice 1954-1956
  4. CORNEC Jean 1956-1980
  5. ANDRIEU Jean 1980-1986
  6. MAILLES Jean-Pierre 1986-1992
  7. DUFRESNE Jacques 1992-1994
  8. BORECKI Bernard 1994-1996
  9. DUPON-LAHITTE Georges 1996-2006
  10. HAMANA Faride 2006-2008
  11. HAZAN Jean-Jacques 2008-2013
  12. RAOULT Paul 2013-2015
  13. MOYANO Liliana 2015...

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