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Déclaration de la FCPE au CSE du 07 juillet 2011

Respectons les familles.
vendredi 8 juillet 2011, par CDPE

Madame la présidente, Mesdames et Messieurs les membres du CSE,

Cette année scolaire a mal commencée. Elle se termine mal.
La rentrée prochaine ne sera pas bonne. Les éléments en notre possession relatifs au nombre d’élèves par classe n’augurent aucune amélioration. L’incapacité d’accueil des élèves dans leur établissement de secteur « faute de place », comprenez « faute de moyen », est le signe d’une politique d’austérité dans l’Education nationale.
30 élèves par classe en collège, 35 en lycée, ne sont que des limites que les établissements se voient parfois dans l’obligation de dépasser. Mais ce n’est pas de votre fait, c’est la faute à « pas d’moyens » !
35 élèves par classe, ce n’est pas plus qu’il y a trente ans, certes. Mais on ne peut défendre une politique de 50 % d’une classe d’age à bac plus 3 sans s’en donner les moyens. Cet objectif louable conduit dans les lycées des élèves capables, mais qui demandent plus d’attention. C’est le contraire qui va s’appliquer avec son lot d’iniquités : moins d’adultes, moins d’heures de soutien, moins de dédoublements en langues, moins de travail en effectif réduit dans les sections technologiques… Si ce n’est pas de votre fait, c’est la faute à « pas d’moyens » !
Des enseignants affectés sur 3 voire 4 établissements. Ce n’est pas le problème des parents, certes ! Mais cela le devient lorsque nous avons devant nos enfants des enseignants démobilisés, incapables de s’investir dans un projet d’établissement à force de passer plus de temps dans les transports que dans les établissements.
Suppression d’un demi-poste ici, remplacé par des heures supplémentaires.

Ce n’est pas le problème des parents. Pour nous, l’essentiel est que nos enfants aient leur compte d’heures. Certes ! Mais cela le devient lorsqu’à force de trop travailler, fatigabilité se transforme en irritabilité et irritabilité se transforme envers les élèves en punitions, en sanctions, en exclusions … Si cette situation n’est pas de votre fait, c’est la faute à « pas d’moyens » !
Je n’invente rien lorsque je dis « c’est la faute à pas d’moyens » ! Ceci est la réponse donnée un peu partout en France, par les chefs d’établissements, les inspecteurs et inspectrices d’Académie, les recteurs et rectrices. Alors, j’aimerais bien qu’en 2012, on trouve ce monsieur « pas d’moyens » pour lui proposer comme d’autres l’on fait avant moi, de prendre un congé parental.

source

Sur les rythmes scolaires, nous ne sommes pas surpris de voir que le rapport du comité de pilotage reprend à son compte les préconisations déjà portées par de multiples rapports antérieurs.
Certaines de nos revendications s’y retrouvent comme :
- 9 voire 10 demi-journées de classe par semaine ;
- Une pause méridienne de 90 minutes pas moins pour tous les élèves ;
- Une véritable alternance 7 semaines de cours / 2 semaines de vacances tout au long de l’année.
Mais malgré ce énième rapport, le ministre décide de ne rien décider !
Tout naturellement, le ministre pouvait prendre une disposition rallongeant dès 2011 les vacances de la Toussaint.
Une simple circulaire en direction des chefs d’établissements avant qu’ils ne fassent les emplois du temps aurait suffit pour qu’ils prennent en compte la garantie de 90 minutes de pause pour tous les élèves le midi.
Et cela, ce n’est pas la faute à « pas d’moyens », car cela ne coûte rien !
L’organisation de la semaine de 4 jours est des plus mauvaises pour les élèves. Ce point de vue fait aujourd’hui l’unanimité. Il a suffi d’un été pour supprimer sans concertation d’un coup 72 heures de classe en primaire et le samedi matin, mais nous devrions attendre la rentrée 2013 pour envisager des changements ? C’est inadmissible ! La FCPE demande rapidement les mesures qui s’imposent.

La relation de confiance entre la FCPE et le ministère souffre d’un dialogue faussé. Résonnent encore à nos oreilles les promesses faites dans cette salle, du ministre Luc Chatel, lorsqu’il nous proposait une réforme du Lycée à moyens constants. Nous n’avons sans doute pas la même définition du mot « constant ». Sur une demande insistante de la FCPE, on nous avait promis à l’ordre du jour du CSE du 30 juin un point d’information sur les rythmes scolaires. Nada, rien ! L’on voudrait nous faire boycotter le CSE qu’on ne s’y prendrait pas autrement !
Au CSE du 17 mars, du 12 mai et du 9 juin, la FCPE alertait sur les non-réponses récurrentes du ministère aux courriers de la FCPE. A mon tour, je m’en fais l’écho pour dénoncer ce dysfonctionnement et j’en conclus que les coupes sombres au ministère de l’Education nationale ont sévi jusque dans les bureaux du cabinet ministériel.
Pourtant, patiente mais pas trop, la FCPE attend encore des réponses à ses différents courriers, certains datant d’octobre sont toujours d’actualité. Nos questions portent, entres autres, sur les rythmes, sur les stages d’anglais pendant les vacances, sur la philosophie en classe de seconde, sur la situation des AVS et bien d’autres sujets…

Le débat inexistant sur les sanctions scolaires n’est qu’un exemple du non-dialogue entretenu avec les représentants de la communauté éducative. Je crois que le film qui illustrerait le mieux ce dialogue, serait un film muet.
Après un décret voté (ou plutôt non voté) au pas de charge au CSE du 30 septembre 2010, le ministère sollicite par grandeur d’âme et par erreur l’avis de la commission spécialisée des collèges le 23 juin 2011. Le dimanche 26 juin, il publie à grand renfort médiatique le décret relatif aux sanctions disciplinaires dans les EPLE, alors qu’un arrêté sur les clauses type de convention devait être présenté au CSE du 30 juin.
Ce fonctionnement n’est pas bon. C’est faire peu de cas des organes consultatifs et de leurs commissions qui se transforment, sans en tenir compte pour autant, en chambres d’enregistrement des positions des uns et des autres. La FCPE vit ce fonctionnement comme un mépris de ceux qui ici représentent leurs mandants : les acteurs de la communauté éducative. C’est la raison pour laquelle la FCPE a décidé de manifester son mécontentement, largement partagé avec les autres membres de cette assemblée, et a boycotté le CSE du 30 juin dernier.

Le baccalauréat cette année est un bon cru avec 2 points supplémentaires de réussite. Il restera à nos yeux, celui qui au-delà d’être entaché de fraude, a démontré à quel point des questions importantes pouvaient être traitées à la légère. Le manque de consultation et de concertation de la communauté éducative, a conduit le ministre Luc Chatel à prendre des mesures parfaitement injustes et intenables, incomprises des parents des élèves et dont chacun s’accorde à dire qu’elles nuisent à l’image de notre diplôme national.

- >Le même jour la déclaration unitaire
relative à l’éducation prioritaire et aux (E)CLAIR :

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Déclaration (E)CLAIR

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